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Les Données Bruttes
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| La DRASS est favorable à ce projet, et son directeur rappelle qu'il y a lieu de déterminer un plan d'actions et que la DRASS pourra aider l'association. Il indique que la prévention du suicide fait partie des objectifs du ministre de la santé qui a fixé pour objectif de réduire de 20 % le taux de suicides. | |||||||||||||||||||||||||
| Données statistiques 1. Les données statistiques de mortalité : en Languedoc-Roussillon en 1999, la base de l'ORS recense 434 suicides effectifs dont 125 (29 %) concernent les plus de 65 ans (Annexe 1) ; par ailleurs, un article récent qui nous a été communiqué par l'ORS note que des efforts sont encore nécessaires en matière de fiabilité et de validité des données de mortalité par suicides (conclusions en Annexe 2). Les données statistiques relatives aux tentatives de suicides (TS) pour les plus de 65 ans ne sont pas connues. 2. En France, il y a une trop forte consommation d'antidépresseurs : les français sont les " champions d'Europe " de la consommation de psychotropes et le pourcentage d'utilisateurs de psychotropes augmente de façon importante avec l'âge, notamment chez les femmes : 55 % après 70 ans contre 33 % pour les hommes ( Annexe 3 - Annexe 3a - Annexe 3b) ; à l'inverse, certaines personnes passent à côté d'une réelle prise en charge médicale 3. Pour compléter les informations statistiques, sont jointes en annexe des données relatives à la démographie médicale (psychiatres) ainsi qu'aux taux d'équipement en psychiatrie générale adulte ( Annexe 4 ). |
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Réflexion du Groupe: Examiner ce qui a été fait dans d'autres pays (Grèce, Pays Scandinaves...)
2. Le repérage des personnes présentant une souffrance psychologique est très en dessous de la réalité (y compris dans le monde étudiant où seulement 1 étudiant sur 1000 serait repéré) ; lors d'un dossier d'admission en établissement, les antécédents sont souvent minimisés de crainte de ne pouvoir accéder à un placement. 3. Il ne faut pas établir une corrélation entre dépression et suicide même si la dépression constitue un facteur de risque : 4. Il ne faut pas trop médicaliser le suicide : si on médicalise trop, on a du mal à définir la maladie ; de même, après une TS, toutes les personnes ne relèvent pas d'une prise en charge psychiatrique. la TS peut être réactionnelle (caractérielle, oppositionnelle) de la part d'une personne paranoïaque ou de la part d'une personne dévalorisée... les professionnels de santé doivent alors réaliser une étude de personnalité pour définir si la TS est liée à un état philosophique ou pathologique... et tenter en fonction de changer cet état d'esprit. lorsqu'une personne à risque est repérée, l'une des questions est : " faut-il s'ingérer ? si oui jusqu'à quel point ? " 4.Les médecins généralistes en LR commencent a être sensibilisés par la problématique : le Pr Castelnau intervient en faculté de médecine auprès des étudiants sur ce sujet. il y a Difficulté à communiquer sur le sujet du suicide. Le Docteur FRAISSE précise qu'au niveau de la DRASS une action a été menée auprès les médecins généralistes sur le suivi après une tentative de suicide. | |||||||||||||||||||||||||
Actions Envisagées:
- Créer un lien avec les personnes âgées - Communiquer les coordonnées de l'ensemble des associations susceptibles d'être à l'écoute dans le département (SOS amitiés...) Conclusion : Les membres du groupe de travail sont conscients que : - Une seule partie de la population âgée est ciblée (il faut démarrer quelque chose puis étendre par la suite à d'autres personnes isolées non bénéficiaires de l'APA - à étudier. - Si le projet réussit, il pourrait être proposé dans d'autres départements. - L'évaluation de l'impact de l'action doit encore être affiné. | |||||||||||||||||||||||||
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Nota Bene: définition des personnes " à risque " (recommandations de l'ANAES) : - âge supérieur à 15 ans - sexe masculin - perte du conjoint - maladies somatiques (notamment celles sources de handicap ou de douleur) - changement d'environnement (entrée en maison de retraite, admission en hôpital) - perte des rôles - isolement - conflits - maltraitance - dépression (quasiment constante même si ses manifestations ne sont pas toujours typiques) - l'existence de moyens de suicide par mort violente. | |||||||||||||||||||||||||