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Les Actions en direction des Personnes Agées
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| Objet du Groupe de Travail Quel type d'action mettre en place pour prévenir le suicide des personnes âgées ? que ce soit en prévention primaire ou secondaire - Prévention primaire : auprès de l'ensemble de la population - Prévention secondaire : auprès d'une partie de la population recensée après enquête épidémiologique et définie comme vulnérable ou " à risque ". |
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| N.B: Chez les personnes âgées, la crise suicidaire est souvent peu apparente et elle est difficile à reconnaître. Ces personnes ne montrent pas leur détresse de façon bruyante ou par tentative de suicide. Des signes comme le repli sur soi, les attitudes de dés-investissement, le refus de s'alimenter ou le refus de soins doivent faire évoquer la possibilité d'une crise suicidaire. |
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| Constats et idées émises par le groupe: 1. L'état de santé de la personne âgée est banalisé et mis sur le compte de l'âge ; dans l'esprit de la population, vieillir c'est régresser, perdre la mémoire... 2. La logique de la prise en charge des personnes âgées vieillissantes (démentes ou non) prime sur la logique de soins. En établissements pourtant, les moyens sont insuffisants pour une prise en charge de qualité (peu d'établissements ont signé la convention tripartie qui vise notamment un objectif qualité) et notamment pour accorder un temps d'écoute aux personnes : certains symptômes s'aggravent. 3. II est acquis que toutes les personnes âgées isolées à domicile sont des sujets à risque ; la difficulté consiste à repérer ces personnes isolées notamment lorsqu'elles n'utilisent pas leurs droits (demande de TAPA...); les travailleurs sociaux connaissent les personnes dépendantes ayant droit à l'APA. 4. Les moyens de stimulation des personnes âgées et de développement des contacts sont insuffisants (y compris en établissements) : les personnes âgées se désintéressent alors de toute vie associative et/ou affective Pourtant le vieillissement cache de véritables dégénérescences, des dépressions importantes... qui entraînent à terme la mort de la personne âgée (renoncement, anorexie, refus de se lever, refus de prendre les médicaments...). 5. Faire appel à un psychiatre reste encore peu fréquent : la personne âgée est réticente et a honte à exprimer sa détresse pour ne pas inquiéter l'entourage ou alerter la direction de la maison de retraite ; le malade se cache et tente de sortir seul de sa souffrance psychique. 6. Le psychiatre est souvent alerté quand une personne perturbe (et pas en amont lorsqu'elle exprime une souffrance morale). 7. A Noter que 50 % des personnes âgées hospitalisées dans un état de régression décéderaient dans les 3 mois suivants l'hospitalisation 8. il ne faut pas établir une corrélation entre dépression et suicide même si la dépression constitue un facteur de risque : - il est acquis que 15 à 20 % des plus de 65 ans seraient dépressifs (en établissement médico-social, ce pourcentage peut atteindre 50 %). le diagnostic de la dépression doit être réalisé le plus tôt possible pour être suffisamment bien traitée (même si les professionnels s'accordent pour dire que ce diagnostic peut parfois être subjectif). - il y a plus d'intervenants autour des personnes dépressives donc on ne recense pas plus de suicides dans cette population. 9. la MSA de la Manche mène une action depuis plusieurs mois sur le suicide des personnes âgées isolées et devrait nous communiquer un dossier d'information prochainement (plaquettes d'information...) ; un article a été publié dans Le Monde l'an dernier (Annexe 5). |
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