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du L.R, nous vous proposons

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Présentation de l'Association
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Le Constat Général
Colloque 2003
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Colloque 2008
Colloque 2008
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Les Lieux d'Écoute

Site développé par:
Site développé par Robert DOUSSAN
Action 2006 avec les jeunes:
ORGANISATION COLLOQUE VIRTUEL
PREVENTION SUICIDE 2005-2006
Action 2006 que nous vous proposons :
Établissement d’un questionnement sur le thčme : (« Envie de la Vie » Le suicide n'est pas une fatalité.), par un groupe de jeunes en février. (Lycées ou Collčges ou association de Montpellier Agglo etc.). Afin dans un premier temps, de savoir, ce que représente ce groupe de mots pour les adolescents.
Type de Question ouverte Je vous dis « Envie de la Vie », merci de me donner votre réponse en une phrase. ................
Types de réponses: Merci de les classer par ordre d'importance pour vous.
Avoir de l'argent. Avoir une voiture, une moto
Avoir une petite copine ou copain
Réussir mon examen ou mon année
Passer ŕ la StarAc (ou autre(s) émission(s) de TV réalité) Etc.
Avoir une famille
Avoir des enfants
Ętre aimé(e)
Aimer
Ne plus souffrir
Prendre le risque d'aimer.
Poser ce type de questionnement ŕ une centaine de jeunes de la Région.

* Dépouiller les résultats et allé poser le męme questionnement ŕ des Philosophes, écrivains, sociologues, éducateurs, Psy etc. , afin d'avoir leurs visions et de dialoguer avec eux sur les résultats des réponses fournies par les Adolescents.
* Filmer, certaines interventions de jeunes (avec leur accord et celui de leurs parents) et faire filmer et interviewer les personnalités par un groupe de journalistes amateurs.
* Mettre le résultat de ces films et des interviews sur le site Internet. Créer un DVD.
Tu veux participer ŕ l’élaboration et au tournage de clips et Interviews de Psy, de philosophes, écrivains, acteurs(actrices), chanteurs (euses) et de jeunes adolescents sur ce thčme.. Alors connecte-toi au site http://www.pslr.org et ou envoie un SMS au 0603028589
Action organisée par: Association Parents-Brisés (http://www.parents-brises.org)
Jonathan Pierres Vivantes et PSLR - Prévention Suicide Languedoc Roussillon (http://www.pslr.org)
[ Entreprises Design-AZM et Flamme Production]  
 
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Info
Membre Réseau Ville Adolescents
RÉSEAU VILLE-HOPITAL-ADOLESCENT
 2010-01-18   « Prise en charge des adolescents a haut potentiel»
 2008-03-20  PrĂ©sentation de la consultation Cannabis du centre Arc en Ciel Ă  la polyclinique de psychiatrie
les 30 derničres infos
Action 2006 Prévention du Suicide
Les actions 2005 organisées par le Réseau Ville-Hôpital-Adolescent
(initiative du Docteur Robert BRÉS) dont l'association Parents-Brisés fait partie et a proposé la mise en ligne sur ce site pour divulgation.
Date: 2006-03-09 Thčme:Une nouvelle forme d'entraide sociale - L'Ă©coute Ă  domicile
Compte rendu de l'intervention. Merci de cliquer iCi
Intervenant(s): Intervenants : Marie-Josèphe RAMONDOU, coordinatrice et Marie-Christine HOFMANN, bénévole.
I – La Naissance de l’Association ASTREE :
    Â« ASTREE » est le nom utilisĂ© pour dĂ©signer la DĂ©esse de la Bienfaisance dans la mythologie grecque. Le fondateur de cette Association Nationale est Mr COTTEAU. Ce dernier s’est appuyĂ© sur un constat : dans les annĂ©es 1987, un certains nombres de personnes ont un « sentiment de solitude et de dĂ©sarroi » qui se dĂ©veloppe chez des personnes fragiles, celles-ci n’arrivent plus Ă  exister par elles mĂŞme mais au travers d’étiquettes que la sociĂ©tĂ© leurs attribuent (RMI, CAF, demandeurs d’emplois…). Mais il existe par ailleurs des personnes « de bonnes volontĂ©s » qui ont du temps, de la disponibilitĂ© Ă  donner Ă  leurs concitoyens. Ainsi un pari va ĂŞtre pris par l’Association ASTREE, il est de rapprocher ces deux populations, ces deux pĂ´les afin de restaurer le lien social.
    L’Association fonctionne avec un partenariat des chefs d’entreprises (MĂ©cènes). Le financement est assurĂ© sous forme de mĂ©cĂ©nat Ă  85% et d’un financement par les collectivitĂ©s Ă  15% ainsi que par le PrĂ©sident du groupe AFFARGE.

II - L’Association dans ses principes :
    Â« Accompagner quelqu’un », c’est ĂŞtre Ă  ses cĂ´tĂ©s, l’épauler, aller d’un mĂŞme pas pour aller lĂ  oĂą il va, faire un bout de chemin … Pour ĂŞtre Ă  ses cĂ´tĂ©s, il s’agit de privilĂ©gier son Ă©coute, avec attention et considĂ©ration. Ces attitudes sont presque le contraire de celles que nous pratiquons spontanĂ©ment.
    Chacun de nous est unique et son Ă©volution l’est aussi. L’existence peut ĂŞtre une expĂ©rience difficile, solitaire et cela va nĂ©cessiter une solidaritĂ©. Solitaire, car c’est individuellement que tout ĂŞtre humain devra surmonter les Ă©preuves auxquelles il sera confrontĂ©. Et Solidaire, car c’est le regard de l’autre qui donnera un sens Ă  sa propre existence. Le dĂ©litement du lien social peut aboutir Ă  une dĂ©considĂ©ration de soi, Ă  une impression d’inutilitĂ©, Ă  une perte du sens de la vie. Comment soulager cette souffrance, comment briser cette solitude, si ce n’est par la crĂ©ation d’une relation ? En particulier d’une relation d’aide.
    L’action de l’Association est cette mise en relation entre un accompagnant et un accompagnĂ©. Cette relation d’aide doit s’établir dans un respect mutuel selon des principes dĂ©finis et rigoureux : ĂŞtre pleinement prĂ©sent, totalement Ă  l’écoute de l’autre sans prĂ©jugĂ©s ni apprĂ©hension, sans autre dĂ©sir que celui d’offrir sa prĂ©sence.
Une telle qualité de présence demande de la générosité, une disponibilité (une heure et demie par semaine ), une vigilance et un respect en faisant attention à l’autre et en le laissant libre de ces choix. Une telle qualité de présence s’allie avec le désir de ne pas nuire. Mais cela n’est pas évident à mettre en place. Ainsi, Mme RAMONDOU, Coordinatrice de l’association va expliquer aux bénévoles le respect, la valeur des personnes, comment accueillir les attentes des accompagnés …

III - Les principaux rôles d’une coordinatrice d’ASTREE:
    La coordinatrice rencontre la personne qui demande un accompagnement chez elle ou dans les locaux de l’Association afin d’écouter son attente. ASTREE veille Ă  ce que l’accompagnĂ© formule clairement une demande et va vĂ©rifier si les attentes de l’accompagnĂ© s’inscrivent bien dans le cadre, la nature, l’enjeu et les limites de ce qui lui est offert. On a 2 possibilitĂ©s : on peut rĂ©pondre Ă  sa demande et mettre en place un accompagnement ou sinon on l’oriente vers d’autres structures.
La coordinatrice va choisir un bénévole pour constituer un binôme équilibré ainsi une mise en relation entre l’accompagné et l’accompagnant peut s’effectuer avec le rappel des règles de fonctionnement devant les deux pour qu’elles soient respectées : l’association est garante de ce cadre et le bénévole pourra si besoin si référer. A la suite de cette rencontre si les deux partis sont d’accord un accompagnement individualisé souvent à domicile avec des temps de rencontres réguliers : 1H à 1H30 par semaine est mis en place. Ainsi on peut parler d’une disposition mentale qui va être demandée aux bénévoles.
    Ce rendez vous rĂ©gulier est positif pour l’accompagnĂ© car cela peut constituer un repère. C’est diffĂ©rent de la prĂ©sence d’une infirmière, d’une aide mĂ©nagère… En effet, on peut dire pleins de choses Ă  l’accompagnant que l’on ne peut pas dire aux travailleurs sociaux, Ă  un professionnel. De plus, l’Association garantie une confidentialitĂ©.
    Le plus souvent, l’accompagnĂ© attend de l’oreille du bĂ©nĂ©vole qu’il n’interprète pas, qu’il ne le juge pas mais juste qu’il l’écoute. Quand on est dans une situation fragile ou de dĂ©sarroi, on attend de l’autre du respect avant tout, une oreille attentive et comprĂ©hensive, sans a priori ni grille de lecture. Ainsi pour le bĂ©nĂ©vole sa dĂ©marche va s’appuyer sur des valeurs universelles : respect et considĂ©ration pour l’autre, humilitĂ©, dĂ©sir de perfectionnement. On a de la part des bĂ©nĂ©voles un dĂ©sir de bonne volontĂ© mais tout en ayant ce dĂ©sir sincère d’aider, ces personnes peuvent craindre de ne pas ĂŞtre Ă  la hauteur, de ne pas savoir maĂ®triser le temps mis Ă  leur disposition, de voir leur vie personnelle perturbĂ©e. La bonne volontĂ© c’est une chose mais ces bĂ©nĂ©voles ont besoin de protection, de garantie, de repères et de compĂ©tence. La coordinatrice tente de crĂ©er de la convivialitĂ©, d’amener de la lĂ©gèretĂ© car ça n’est pas toujours facile…
    L’accompagnement d’une personne n’est pas un concept abstrait ; il ne s’agit pas de « cas » Ă  traiter, mais de personnes qui partagent une tranche de vie et qui ont besoin de temps pour que les choses s’expriment, se clarifient, s’ordonnent… C’est une situation de relation asymĂ©trique, il peut arriver que le bĂ©nĂ©vole Ă©prouve une difficultĂ© Ă  se positionner. L’écoutant ne doit pas ĂŞtre le maĂ®tre du jeu, la relation n’est ni de pouvoir, ni d’autoritĂ©, elle n’est pas hiĂ©rarchique. L’accompagnant ne dirige pas la rencontre, n’indique pas de pistes Ă  suivre…

IV – La formation :
    L’Association forme les bĂ©nĂ©voles Ă  pratiquer une Ă©coute empathique qui consiste Ă  ne pas interprĂ©ter, Ă  ne pas mener d’enquĂŞte, ne pas moraliser, Ă  ĂŞtre authentique et comprĂ©hensif. Par cette attitude on permet aux accompagnateurs de respecter les particularitĂ©s, les sentiments, les Ă©motions, les expĂ©riences de vie des accompagnĂ©s. Cela consiste Ă  essayer de donner un regard positif avec une juste distance, ainsi le bĂ©nĂ©vole doit ĂŞtre auto vigilant. La formation propose des Ă©lĂ©ments, des repères de comprĂ©hension mais aussi des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion sur soi mĂŞme. Comment je fonctionne dans une relation d’aide et d’accompagnement relationnel ? Des groupes d’échanges de pratique sont organisĂ©s tous les mois ainsi que des groupes de rĂ©flexions. La formation est ouverte Ă  des bĂ©nĂ©voles d’autres associations et pour des groupes constituĂ©s ce sera l’Institut de Formation ASTREE qui interviendra.

V - Restauration dans le lien social et familial :
    Un constat est posĂ© par ASTREE Ă  savoir que la moitiĂ© des personnes qui sont accompagnĂ©es sont seules ou ont un sentiment de solitude pourtant certaines de ces personnes vivent en couples, en famille… L’environnement familial apparaĂ®t Ă  travers la personne mĂŞme si le bĂ©nĂ©vole ne questionne pas le sujet. L’environnement est lĂ , un tout petit peu prĂ©sent, parfois dĂ©structurĂ©, difficile d’accès, destructeur…
    Au cours de l’accompagnement, on constate le plus souvent une rĂ©conciliation de l’accompagnĂ© avec soi mĂŞme et beaucoup vont chercher Ă  reprendre contact avec leur environnement familial. La prĂ©sence de l’accompagnant qui se trouve dans une sphère plus privĂ©e que celle du professionnel est importante, il est un acteur du quotidien, c’est Ă  lui que l’on va exprimer ces rancoeurs, ces contradictions car il n’y aura pas de jugement et cela va peut ĂŞtre aider, encourager l’accompagnĂ© Ă  reprendre contact avec sa famille. Le bĂ©nĂ©vole peut dĂ©dramatiser des problèmes familiaux.
    La juste distance est l’élĂ©ment majeur, ni trop proche ni trop lointain, ni trop froid ni trop chaleureux… Au fil du temps, l’accompagnĂ© se rendra compte qu’une personne servant de « miroir » vivant, positif, comprĂ©hensif, respectueux, l’aide a accomplir une clarification. Cette lente digestion peut amener Ă  retrouver l’énergie nĂ©cessaire aux règlements de problèmes concrets en suspens… et l’envie Ă  nouveau de faire des projets.

VI- Quelques chiffres :
    2004 : 1525 personnes sont entrĂ©es en contact avec ASTREE, 785 demandes de soutien, 460 personnes Ă©coutĂ©es orientĂ©es, 325 personnes accompagnĂ©es de façon rĂ©gulière ( pendant un an), 602 demandes de bĂ©nĂ©voles reçues (318 actifs, 318 extĂ©rieurs Ă  l’Association), 7 salariĂ©s en France ( SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral, coordinateur…)
    2005 : 58 personnes bĂ©nĂ©voles des femmes majoritairement dont l’âge moyen est de 51 ans. 49 personnes accompagnĂ©es, Ă©galement des femmes majoritairement dont la moyenne d’âge est de 53 ans. La moitiĂ© de ces femmes vivent seules. Plus ou moins 2352 visites plus les permanences.
    A l’heure actuelle ASTREE cherche Ă  diversifier son activitĂ©. C’est toujours « Aider Ă  aider » mais les membres de l’association commencent Ă  rĂ©flĂ©chir sur l’accueil de personnes dans des groupes d’expression pour les appuyer dans la restructuration de leur lien social.

VI - Témoignage d’une relation d’aide :
    L’intervention de Marie-Christine HOFMANN a rĂ©vĂ©ler sa façon d’être au cours des diffĂ©rentes rencontres avec l’accompagnĂ© : une Ă©coute attentive, soutenue, sans jugement mais avec empathie Elle a Ă©galement souligner la vigilance nĂ©cessaire pour rester accompagnante et ne pas devenir « parente » ou consolatrice (ce serait si facile et si agrĂ©able pour l’accompagné…). Le rire est souvent prĂ©sent et permet de dĂ©dramatiser.
    Elle exprime : « Au bout d’une demie heure, je suis en gĂ©nĂ©ral un peu fatiguĂ©e !... et ravie, Ă©merveillĂ© par son Ă©nergie, son dynamisme, son naturel, son intelligence de la vie, son courage et la confiance qu’elle fait Ă  ASTREE en ma personne. Lorsque je me rends Ă  un rendez-vous, je me demande en souriant ce qu’elle aura inventĂ©, cette fois-ci… et je sourie, certaine qu’elle possède – sans le savoir- une force intĂ©rieure et une joie de vivre qui feront d’elle une adulte superbe. »

VII – Débat :
    - Mr DOUSSAN : « L’apprentissage de la relation passe Ă  travers la vie. La rĂ©ponse n’est pas forcĂ©ment le psychologue. »     - Mme OLIEVERI PERRET : « Investir deux lieux Ă  la fois peut ĂŞtre Ă©prouvant.»     - Mme AYE : « On peut rencontrer une difficultĂ© Ă  arrĂŞter la relation d’accompagnement. Des groupes d’échanges sont lĂ  pour travailler sur ce « demi deuil ». »     - Mr RANCOURT : « Les personnes souvent ressentent l’intĂ©rĂŞt qu’on leur porte. »     - Mme HOFMANN: « Ce que je lui donne quand elle pleure n’est pas ce qu’elle voudrait mais cela lui suffit. »     - Mr DOUSSAN : « On doit pousser Ă  la rĂ©flexion, c’est un respect de laisser du choix Ă  la personne. Sinon, ça serait trop facile. La personne n’aura pas vraiment les moyens d’avancer… »     -Mme AYE : « On ne doit pas hĂ©siter Ă  prendre le temps d’expliquer avec la personne la demande qui nous est adressĂ©e. »     - Mr BRES : « (…) On doit permettre aux gens de jauger (terme du Moyen Age) car ainsi après ils peuvent retrouver leur jugement (…) »
http://www.astree.asso.fr/   Retour haut de page PSLR haut page
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