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Action 2006 que nous vous proposons :
Établissement d’un questionnement sur le thème : (« Envie de la Vie » Le suicide n'est pas une fatalité.), par un groupe de jeunes en février. (Lycées ou Collèges ou association de Montpellier Agglo etc.). Afin dans un premier temps, de savoir, ce que représente ce groupe de mots pour les adolescents.
Type de Question ouverte Je vous dis « Envie de la Vie », merci de me donner votre réponse en une phrase. ................
Types de réponses: Merci de les classer par ordre d'importance pour vous.
Avoir de l'argent. Avoir une voiture, une moto
Avoir une petite copine ou copain
Réussir mon examen ou mon année
Passer à la StarAc (ou autre(s) émission(s) de TV réalité) Etc.
Avoir une famille
Avoir des enfants
Être aimé(e)
Aimer
Ne plus souffrir
Prendre le risque d'aimer.
Poser ce type de questionnement à une centaine de jeunes de la Région.

* Dépouiller les résultats et allé poser le même questionnement à des Philosophes, écrivains, sociologues, éducateurs, Psy etc. , afin d'avoir leurs visions et de dialoguer avec eux sur les résultats des réponses fournies par les Adolescents.
* Filmer, certaines interventions de jeunes (avec leur accord et celui de leurs parents) et faire filmer et interviewer les personnalités par un groupe de journalistes amateurs.
* Mettre le résultat de ces films et des interviews sur le site Internet. Créer un DVD.
Tu veux participer à l’élaboration et au tournage de clips et Interviews de Psy, de philosophes, écrivains, acteurs(actrices), chanteurs (euses) et de jeunes adolescents sur ce thème.. Alors connecte-toi au site http://www.pslr.org et ou envoie un SMS au 0603028589
Action organisée par: Association Parents-Brisés (http://www.parents-brises.org)
Jonathan Pierres Vivantes et PSLR - Prévention Suicide Languedoc Roussillon (http://www.pslr.org)
[ Entreprises Design-AZM et Flamme Production]  
 
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 2008-03-20  Présentation de la consultation Cannabis du centre Arc en Ciel à la polyclinique de psychiatrie
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Action 2006 Prévention du Suicide
Les actions 2005 organisées par le Réseau Ville-Hôpital-Adolescent
(initiative du Docteur Robert BRÉS) dont l'association Parents-Brisés fait partie et a proposé la mise en ligne sur ce site pour divulgation.
Date: 2005-09-27 Thème:L’aide aux jeunes majeurs en danger - Pour quelle autonomie ?
Compte rendu de l'intervention. Merci de cliquer iCi
Intervenant(s): Roland Reynes, directeur adjoint de l'APEA - les missions et dispositif de protection judiciaire des mineurs
L’aide aux jeunes majeurs en danger - Pour quelle autonomie ?
Intervention dans le cadre du réseau ville-hopital-adolescent
Mardi 27 septembre 2005.
Plan de l’intervention
I Le dispositif de protection judiciaire des mineurs et les missions de l’APEA
Cette partie est présentée avec un support visuel (vidéo projection)
- Le signalement
- Le rôle du parquet
- La saisine du juge des enfants
- Le suivi par le juge
- Les autres missions
II Les mesures de protection jeune majeur
- Aspect juridique
- Caractéristique des situations
- « Camille »
- L’adolescent abandonnique
- Hypothèses de travail
I Le dispositif de protection judiciaire des mineurs et les missions de l’APEA
II / Les mesures de protection jeunes majeurs
Aspect juridique
Ces mesures appelées PJM dans le jargon du tribunal pour enfants ont été crées au lendemain du passage de la majorité de 21 à 18 ans afin de compenser les effets de ce changement à l’égard des jeunes protégés qui risquaient de ne plus l’être du fait de leur passage soudain au statut de responsable civil
Aujourd’hui cette disposition permet au juge des enfants d’édicter ou de maintenir une mesure de protection, dans le cadre de la procédure d’assistance éducative, en faveur des jeunes majeurs qui en font la demande expressément par écrit.
Cette mesure peut prendre la forme d’une AEMO ou d’un placement et accompagner un jeune jusqu’à 21 ans.
Elle doit cependant être reconduite au d’un an par une nouvelle décision judiciaire.
Elle peut s’interrompre dès que le jeune le demande.
Caractéristiques des situations.
Le service d’AEMO de l’APEA exerce depuis longtemps ce type de mesure. Mais jusqu’à ces dernières années ces interventions restaient peu nombreuses, de l’ordre de 2 à 3 par an. Depuis trois ans environ le nombre de situations ainsi traitées a beaucoup augmenté et nous avons actuellement, en permanence, une vingtaine de jeunes majeurs suivis. Notons ici, qu’à une échelle plus importante, le Service Enfance Famille du Conseil Général de l’Hérault a vu le nombre de jeunes majeurs suivis dans le cadre de contrat jeunes majeurs plus que doubler dans la même période Ce phénomène nous a conduit à organiser une recherche en interne afin d’avoir une meilleure connaissance globale des situations. Au-delà de l’aspect quantitatif nous avons cherché à mieux appréhender les problématiques ainsi que les objectifs de travail retenus par les équipes.
Enquête effectuée sur les situations en cours de prise en charge en octobre 2004.
1 - Résultats quantitatifs
- 22 jeunes suivis dont 13 filles et 9 garçons
- L’age moyen est de 18,5 ans. En fait les jeunes entrent dans le dispositif dès l’age de 18 ans et sont suivis pendant un an environ. Le suivi va rarement au-delà de 19 ans.
- Vie en famille : 12
Placement : 4
Hébergé ou Autonome : 6
- Suivis en AEMO mineurs avant la PJM : 17
Ordonnance de PJM directe : 5
- Niveau de formation
faible :10 Niveau BEP : 6
Niveau bac et plus : 6
2 - Connaissance des problématiques
- Difficultés psychologiques comme conséquences d’un long conflit parental : 7
- Détresse psychologique en lien avec la maltraitance ou l’abandonnisme : 9 - Difficultés psychologiques en lien avec un handicap : 2
- Fragilité en lien avec des carences éducatives matérielles : 4
3 - Objectifs poursuivis par le jeune dans le cadre de la PJM
(Plusieurs objectifs par jeune sont possibles)
- Autonomie : 13
- Formation, insertion : 10
- Soins : 7
- Protection : 2
4 - Moyens mis en œuvre par le travailleur social
(Plusieurs moyens par jeune sont possibles)
- Médiation jeune/parent : 7
- « Faire avec » ou « appuis-conseil » : 12
- Soutien psychologique : 6
- Placement : 4
- Hébergement : 3
- Recadrage éducatif : 2
Commentaire des résultats
Il est intéressant de constater (dans -3-), qu’en toute logique, les objectifs des jeunes, largement partagés par les travailleurs sociaux, sont des objectifs en lien avec une recherche d’autonomie. En effet, la « logique » voudrait que le jeune, une fois majeur, demande une aide pour accéder à l’indépendance par rapport à une famille dans laquelle il a été (est toujours) en danger.
En réalité nous constatons (en -4-) que les actes développés par les travailleurs sociaux sont loin d’être prioritairement destinés à permettre l’accès à l’autonomie. Ce sont des actes de soutien, de médiation voire de protection (placement).
Cela trouverait-il une explication dans l’approche globale des problématiques (en -2-) où l’on voit qu’une majorité des jeunes suivis sont en situation de forte carence affective que de nombreux auteurs définissent comme des adolescents abandonniques.
Y aurait-il là une quête impossible d’autonomie ?
Pour tenter d’éclairer un peu les pratiques des professionnels, regardons du côté des travaux réalisés sur ce thème.
Le cas de Camille
Camille a 15 ans lorsqu’elle fait l’objet d’un signalement à l’autorité judiciaire pour maltraitance. Elle vit alors chez son père où elle a été victime de mauvais traitements physiques et moraux de la part de sa belle mère. Après plusieurs actes d’investigation et d’évaluation une mesure d’AEMO sera ordonnée pour protéger l’enfant avec maintien au domicile du père. Je n’ai pas d’éléments sur les suites pénales.
Jeune enfant, Camille était restée avec sa mère lors de la séparation de ses parents. Pendant cette période elle a entendu souvent sa mère lui dire qu’elle ne voulait pas d’elle pendant la grossesse. Plus tard, la mère a décidé de partir et a remis soudainement l’enfant au père alors que celui-ci ne la réclamait pas. Les enquêtes montreront que Camille a subit par la suite chez son père de la maltraitance psychologique (sous forme de brimades) et physiques pendant des années.
La mesure de protection jeune majeur a succédé à la mesure d’AEMO mineur alors que Camille, devenue libre de choisir son lieu de vie, est retournée chez sa mère.
Les objectifs de travail étaient la construction de l’autonomie, l’accès au logement, l’accès à la formation.
Ce travail s’est fait difficilement, avec une série de ruptures, mais il s’est fait.
Parallèlement au suivi éducatif, Camille a vu régulièrement un psychiatre en cabinet de ville puis une psychologue dans l’établissement lozérien où elle avait accepté d’être placée après sa rupture avec sa mère.
Son BEP vente a été obtenu
L’adolescent abandonnique
Le terme fait référence à l’abandon, en réalité sans aller jusqu’à connaître une telle extrémité certains enfants connaissent très tôt des situations de forte carence affective, se produisant quelquefois sans bruit, mais provoquant en eux un fort sentiment d’abandon. Voir travaux Chartier et Coll sur « l’adolescent incasable »
Ainsi, de manière souvent invisible certains enfants sont porteurs des conséquences des carences affectives vécues par leur propre ascendance, ou ont vécu des carences affectives du fait de l’insuffisance d’interaction, de séparation prolongée (longs séjours sanitaires éloignés de leur famille). Plus faciles à repérer sont les situations de ruptures à répétition (placements multiples) ou plus simplement d’enfants ayant grandi dans des familles à problème, des « familles sans qualité ».
Chez les enfants et les jeunes suivis à l’APEA la notion de carence affective est souvent associée à des mauvais traitements voire à des abus sexuels tant la quête affective des enfants abandonnique peut être intense et en faire ainsi des victimes toutes désignées.
Il existe une sorte de constante chez ces enfants, qui est bien connu des intervenants psychothérapeutes (Françoise Gaspari), des travailleurs sociaux (J. Hochman) ou des lieux d’accueil substitutifs (F. Dolto); et cruellement ressentie d’ailleurs. Celle-ci réside dans l’approche relationnelle du jeune qui éprouve ce double besoin de proximité et d’intolérance.
L’abandonnique sait mettre son entourage à l’épreuve et provoquer du découragement, (qu’il est nécessaire de dépasser), avec une succession de réussites et de mises en échec de tout ce qui avait été construit jusque là.
Hypothèses de travail
Dans le travail effectué par l’un des pédopsychiatres de l’APEA, Thierry Cazejust, sur le suivi des adolescents abandonniques, le traitement de ces situations passe par quatre formes distinctes d’intervention
- L’intervention socio-éducative (pour l’APEA elle est spécifiquement judiciaire ce qui n’est pas sans intérêt)
- L’établissement d’un lien affectif substitutif.
- L’abord psychothérapique.
- Le soutien des parents.
L’intervention du travailleur social est la base indispensable du dispositif thérapeutique et plus généralement du dispositif d’aide. Dans le cas de l’intervention dans le cadre d’une mesure de PJM , le travailleur social intervient sous le statut particulier du mandat judiciaire c'est-à-dire de la société. Cela objective fortement sa place, ce qui n’est pas inutile pace à un jeune en forte demande affective, cela permet aussi d’offrir au jeune une reconnaissance et une mise en mot de sa souffrance dans un cadre clairement défini. Cela représente enfin la dimension de protection qui ne peut être assumée par le psychothérapeute.
Le lieu d’accueil substitutif est indiqué pour les enfants mineurs avec toute la difficulté que l’on peut imaginer s’agissant d’enfant en forte carence affective. Myriam David a décrit tout cela de façon exhaustive. Pour les jeunes majeurs l’indication existe aussi mais elle vient un peu à contre courant de la demande d’autonomie. Elle reste possible bien que techniquement difficile à réaliser En terme de choix des familles d’accueil et de prise en charge financière. L’accueil en maison d’enfant est également envisageable.
Le soutien psychothérapique est évidemment nécessaire mais il ne doit pas être isolé car il faut éviter que ce soutien serve de support à l’établissement d’un lien affectif. L’intervention socio-éducative concomitante est indispensable.
Le travail avec les famille n’est pas en contradiction avec ce qui précède tant certains enfants semblent porter l’abandonnisme de leurs parents. Il peut cependant représenter pour l’intervenant un surcroît de charge difficile à assumer. Au minimum, il est souhaitable de tenir les parents informés du travail qui est fait avec leur enfant, même majeur.
Pour conclure
Il serait illusoire de penser que pour les jeunes qui nous sont confiés en AEMO PJM, l’action à conduire se limite à est une action visant à permettre l’autonomisation matérielle.
Les observations faites viennent nous rappeler que ces adolescents sont des « jeunes majeurs en danger » présentant des problématiques individuelles souvent lourdes et anciennes que le passage du cap de la majorité et de l’accession à la responsabilité civile ne vient pas soudainement régler.
Nous constatons notamment que les problématiques liées au délaissement, à l’abandonnisme et à la maltraitance (majoritaires chez les jeunes majeurs suivis) nécessitent en préalable des actions permettant l’accès au soin ou s’apparentant à du soin.
Pour ceux qui ont bénéficié d’un long temps « d’AEMO mineurs » il s’agit de poursuivre ces actions.
Pour ceux bénéficiant d’une mesure récente il s’agit de travailler à la mise en place des soins et soutiens.
Aider le jeune à accéder à l’autonomie matérielle passe nécessairement par l’aide à devenir sujet de sa propre histoire et capable d’établir des liens affectifs fiables.
Finalement que peut on souhaiter de plus à ces jeunes.
http://www.cdad-herault.justice.fr/pages/mediation_civile.php   Retour haut de page PSLR haut page
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